10/11/2005

C'est tout cuit!

"Le feu, ca brûle". Cet adage qu'en général on apprend très tôt - à nos dépends - n'est pas encore très évident dans le chef des généraux étasuniens... Ou peut-être l'est il trop, en fin de compte.

Petit rappel des faits; En novembre 2004, les troupes américaines lancent l'opération Phantom Fury (on imagine aisément des petits Casper qui se balladent rageusement à la recherche de méchants terroristes!) contre la ville de Fallujah dont le grand gourou local appelle à la sédition. L'attaque durera 20 jours, pendant lesquels on ne saura presque rien de la situation exacte. Aussi, c'est sans réelles surprises qu'on apprend aujourd'hui, via un documentaire de la RAI que les troupes coalisées en aurait profité pour faire quelques tests scientifiques: Les irakiens sont ils solubles dans le phosphore? Les bombes à fragmentations couvrent-elles bien un zone qui va du petit gamin aux cheveux bruns là-bas à la grand mère avec un voile de l'autre côté?

Pour les bombes à fragmentations, rien de très étonnant; Ces bombes qui explosent en hauteur, en diffusant de nombreux autres engins explosifs, sont toujours dans les grands sacs que les militaires étasuniens ou européens prennent avec eux lors de leurs vacances dans les régions chaudes. A l'instar de ces bombes à sous-munitions, les bombes à fragmentations créent du rebus; on estime qu'entre 5 et 30% des plus de 200 engins explosifs que contient chaque bombe à fragmentation n'explosent pas en touchant le sol mais demeure dangereux, devenant de fait de sortes de mines anti-personnelles. Ces sympathiques engins de morts, interdits par l'ONU, ont été retrouvés après la première guerre du golf, en ex-Yougoslavie, en Afghanistan (où les bombinettes avaient été colorées comme les paquets d'aide humanitaire pour rigoler... On estime d'ailleurs à 5.000 au bas-mot, le nombre d'engins n'ayant pas encore explosé dans ce pays) ou encore, à nouveau, en Irak.

Moins connu, mais nettement plus rigolo, le phosphore blanc qui aurait été utilisé pour mettre de l'ambiance à Fallujah. Cette arme n'en est - à l'origine - pas une. Il s'agit de largage en pleine nuit et à haute altitude de phosphore qui s'embrase permettant aux bélligérants d'arrêter de somnoler béatement et de se concentrer utilement à l'éradication de son prochain (Quel progrès!). Evidemment, le fait de tirer ce phosphore juste un peu plus bas permet la création de nombreux braséros individuels bon marché.

Le reportage est en partie basé sur les déclarations de plusieurs soldats étasuniens, dont Jimmy Massey, très actif contre cette guerre depuis son séjour dans le bourbier irakien. De nombreux autres témoins (médecins irakiens, chercheurs britaniques et canadiens, soldats italiens, simples habitants...) confirment cet état de fait.

Saddam sera bientôt condamné à mort pour avoir utilisé des armes non-conventionnelles il y a 17 ans... Petit espoir donc de voir Junior condamné pour la même raison.

15:58 Écrit par kusquo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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