06/05/2005

Coucou, c'est pas nous!

Voilà, c'est fait; les Etats-Unis ont (enfin) sanctionné un gradé pour les sévices de la prison d'Abou Ghraïb... Pas de bol, c'est pas le bon!

Enfin, pas le bon, j'exagère un peu quand même. La gradée sanctionnée (oui, c'est une femme...), c'est Janis Karpinski, générale de réserve et qui dirigeait 17 prisons en Irak, dont celle d'Abou Ghraïb. la sanction est à la hauteur du crime; elle est dégradée au rang de colonel. Curieusement, le rapport qui a conduit à cette sanction indique pourtant qu’«aucune action ou inaction de sa part n’avait de manière particulière contribué aux sévices infligés aux détenus». Donc, pour les USA, elle est coupable, mais de quoi, précisément?

Ne serait-elle qu'un "bouc émissaire idéal" (comme elle se décrivait il y a déjà de nombreux mois...). Il faut dire qu'elle n'a pas lésiné sur les critiques envers sa hiérarchie, l'accusant d'avoir envoyé des hommes mal préparés en Irak (tu m'étonne) et de ne condamner pour des actes de tortures que quelques boucs émissaires comme Charles Graner ou Lynndie England, alors que bien d'autres ayant du sang sur les mains ont à peine été dégradés...

«L’armée américaine est incapable de mener une investigation sur elle-même. Si les Etats-Unis veulent effacer la tache d’Abou Ghraïb, ils doivent s’intéresser à ceux qui ont ordonné les mauvais traitements», s'est indigné Human Right Watch, reprenant ainsi les conclusions du rapport d'une équipe indépendante dirigée par l’ancien secrétaire à la Défense James Schlesinger qui estimait que des officiers de commandement devaient être tenus pour responsable «pour leur action ou inaction».

On ne rappellera pas que HRW avait demandé la nomination d'un procureur indépendant chargé d'enquêter sur la responsabilité de Rumsfeld, Sanchez et Tenet dans les actes de tortures notament en Irak

23:19 Écrit par kusquo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.